
Okan Mentes photographie en noir et blanc ce que la plupart ne voient pas : l'esthétique de lieux quotidiens, voire résolument laids — un panneau de signalisation, un pavé, l'eau qui tourbillonne au fond des toilettes d'un train. Qui, quoi, où et quand importent peu ; ce qui reste, c'est l'expérience pure de la composition.
À dix-neuf ans, le jeune Bruxellois a présenté chez DeNode l'exposition personnelle Okan-is-me (2025, curateur Damien Degrave) — non pas la déclaration bruyante d'une philosophie cohérente, mais une quête curieuse de beautés éparses, accompagnée d'un essai de Jakob de Smaele.
