
À première vue, les peintures de Ritsart Gobyn semblent être une collection arbitraire de traces d’un processus créatif. Des éclaboussures et des taches de peinture recouvrent des pièces de lin non préparées, sur lesquelles divers éléments de collage tels que des bouts de ruban adhésif, des confettis de papier colorés ou des fragments de peintures ou de dessins existants sont fixés.
Ils suggèrent une incomplétude qui confronte le spectateur au processus de création par lequel une peinture passe avant de se révéler. La perception bascule cependant lorsqu’on découvre que le ruban adhésif et les confettis de papier sont en réalité peints en trompe-l’œil. Ritsart Gobyn utilise le trompe-l’œil comme une stratégie visuelle pour rendre le spectateur conscient du processus créatif, à travers l’illusion d’un résultat. De cette façon, le trompe-l’œil, au lieu d’être un simple trompe-l’œil ou un effet, devient un projecteur sur le processus artistique lui-même et interroge le « statut » de la peinture en tant qu’image et objet.
Ritsart Gobyn a participé à l'exposition de groupe (expo)nentieel chez DeNode (2024–2025, curatrice Hilde Van Canneyt).
