
Björn Wandels (Gand) déploie un large éventail de médias dans une pratique hybride. Son œuvre interroge avec ironie les présupposés des médias tant analogiques que numériques en les détachant de leur contexte ou de leur fonction traditionnels.
Ainsi peint-il des photographies issues de la chambre noire, photographie-t-il des dessins et donne-t-il au son une forme cinématographique. À travers de courtes vidéos et des boucles de collage, il construit des installations où la poésie et la typographie trouvent également leur place.
Björn Wandels a étudié la photographie pendant quelques années au KASK à Gand.
Très tôt, il tourne l'appareil — comme acte éthique — vers lui-même et son environnement intime : la maison parentale, la cuisine, la chambre et le jardin. Sa propre vie est le sujet. L'album de famille — ces « archives familiales mensongères » — est devenu son point de départ pour introduire l'erreur et l'inauthentique dans sa pratique de créateur d'images : ordonner, réordonner, désordonner délibérément, déformer, à rebours de l'origine. Réunir des images dans un album montre en effet physiquement comment la réalité factuelle peut être manipulée, par sélection et montage, en une autobiographie fictive. La manipulation radicale et absurde de l'image est au service de la création de possibles. La question n'est pas pour lui ce qui a été, mais tout ce qui peut advenir ensuite. Vu ainsi, l'erreur, l'étrange, le bruit, le mensonge et le faux sont des ouvertures vers de multiples autres réalités.
Après une présentation en vitrine chez DeNode (2024), son exposition personnelle allesgut suivra à l'automne 2026, accompagnée d'un livre d'artiste du même nom publié chez MER Books.




